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Plus d'un millier de vélos en libre-service détruits en France lors des violences du 17 octobre
information fournie par AFP 20/10/2026 à 18:31

Des vélos en libre-service incendiés lors d'une manifestation contre la vie chère à Paris, le 17 octobre 2026 ( AFP / Kiran RIDLEY )

Des vélos en libre-service incendiés lors d'une manifestation contre la vie chère à Paris, le 17 octobre 2026 ( AFP / Kiran RIDLEY )

Des feux allumés dans le coeur de Paris, alimentés par du mobilier urbain, des barrières de chantier, des planches de bois mais aussi beaucoup de vélos : plus d'un millier de ces engins en libre-service ont été victimes des pillages en marge des manifestations du 17 octobre, selon un comptage de l'AFP auprès de leurs opérateurs.

Les opérateurs Lime, Dott, Voi ou encore Vélib' font circuler près de 40.000 vélos électriques en libre-service dans la capitale française. Environ 5% de cette flotte a disparu dans les violences.

Smovengo, qui gère le service Vélib' métropole à Paris, fait état, dans un communiqué, de "dégradations importantes sur 6 stations dont 2 très fortement endommagées et sur plus de 30 bornettes d'accroche".

Au total, "près de 300 vélos" de cet opérateur "ont été dégradés ou volés" notamment dans les secteurs République, Gare du Nord, Saint-Lazare, Bastille, Voltaire et Châtelet, où sont passés des cortèges et où il y a eu des heurts.

Pour Dott, "le bilan provisoire est très élevé et fait état de 300 vélos détruits à Paris et 120 fortement endommagés", selon un responsable de l'entreprise à l'AFP. Les vélos Dott étaient à 94% disponibles vendredi et seulement à 86% lundi. Coût des dégâts à ce stade : environ 400.000 euros pour Dott.

Lime, un des plus grands opérateurs dans la capitale, a, lui, perdu 6% de sa flotte à Paris, soit près de 300 vélos, indique-t-il à l'AFP.

De son côté, la compagnie suédoise Voi, installée à Paris depuis octobre 2025, estime avoir perdu entre 300 et 400 vélos. Elle évalue ses pertes "entre 900.000 et un million d'euros pour ce seul weekend" et, au niveau national, c'est "de l'ordre d'1,2 million d'euros".

Car si l'essentiel des dégâts est concentré à Paris, certains opérateurs déplorent aussi des dommages dans les régions.

"Continuité du service public"

Dott compte ainsi 80 trottinettes et vélos détruits à Bordeaux et 30 à 40 trottinettes perdues à Lyon. Voi explique, lui, à l'AFP que ses données sont "en cours de consolidation", tout en évoquant des saccages de matériel à Marseille, au Havre et à Grenoble.

Un protestataire lance une trottinette électrique dans un feu lors d'une manifestation contre la vie chère à Bordeaux, le 17 octobre 2026 ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

Un protestataire lance une trottinette électrique dans un feu lors d'une manifestation contre la vie chère à Bordeaux, le 17 octobre 2026 ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

A Bordeaux samedi, des vélos Pony étaient en feu, a constaté un journaliste de l'AFP. Contacté, Pony répond que "seulement 6 véhicules" de sa flotte (vélos ou trottinettes électriques) ont été endommagés sur l'ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine. Et le groupe souligne n'avoir "pas d'assurance face au vol et vandalisme pour les véhicules en libre-service".

Même chose du côté de Voi, qui déplore que "chaque véhicule détruit est une perte sèche pour l'entreprise" car, dit cette compagnie, ses assurances "ne prennent pas en charge en cas de violences urbaines ou émeutes".

Rien n'empêche en théorie une entreprise de souscrire une assurance spécifique pour ce genre de risque, mais elle a un coût certain.

En cas de nouvelles manifestations samedi à Paris, les opérateurs interrogés par l'AFP ont tous prévu de suivre le protocole déjà adopté le weekend dernier et aucun n'envisage à ce stade de retrait par précaution de l'ensemble de sa flotte.

Ce protocole prévoit de libérer les zones de passage 24 heures avant la manifestation en vidant les emplacements ou en désactivant les vélos, selon les recommandations de la préfecture de police de Paris.

Un protestataire donne un coup de pied dans un vélo près d’un feu, lors d’une manifestation contre la vie chère à Bordeaux, le 17 octobre 2026 ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

Un protestataire donne un coup de pied dans un vélo près d’un feu, lors d’une manifestation contre la vie chère à Bordeaux, le 17 octobre 2026 ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

"Avec la reprise des dégradations, nous avons créé une immense zone interdite (aux vélos) allant de Châtelet à Gare du Nord, en passant par les Grands Boulevards, République et Bastille", précise Lime qui "reste pleinement mobilisée" et prête à "adapter" son dispositif "au fil de l’évolution de la situation".

Concernant les Vélib', Smovengo a déjà remplacé le matériel dégradé : dimanche soir, après le weekend chaotique, "500 vélos supplémentaires" ont été "injectés" sur le réseau. Ainsi 21.000 vélos étaient disponibles lundi matin.

Objectif, selon le directeur général du groupe, Benoit Mainguy : "assurer la continuité du service public" pour les 100.000 usagers quotidiens des Vélib'.

1 commentaire

  • 19:44

    peut être ces manifestations devraient simplement être interdites. vu ce que l'on voit arriver


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